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INFOS11 Le Journal de la Chambre d'Agriculture de l'Aude

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L'IRRIGATION DES VIGNES

L'irrigation des vignes de raisins de cuve est une solution pour stabiliser la production en termes qualitatifs et quantitatifs et satisfaire la demande des marchés. Elle doit s'envisager comme une technique d'amélioration ou de maintien qualitatif, à raisonner de façon à utiliser le minimum d'eau pour une efficacité optimale. C'est donc une technique complémentaire qui ne doit pas se substituer aux connaissances sur les relations sol/vigne en rapport avec la production.

Le matériel

C'est la technique théoriquement la plus économe en eau. Elle n'humidifie que la portion du sol située au voisinage immédiat des racines et elle limite les pertes par évaporation, ruissellement ou infiltration profonde. Cette méthode d'irrigation permet également un pilotage plus précis des arrosages grâce à un apport plus modéré en eau. 
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Le Coût du matériel

Localisé au sol, aérien ou enterré

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La Règlementation

Relative à l'irrigation des vignes de raisins de cuve.
Cette irrigation est encadrée par 2 décrets.

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Le raisonnement de l'Irrigation

Il consiste à évaluer le niveau de contrainte hydrique pour la maîtriser en fonction d'un objectif de production recherché. On souhaite utiliser le minimum d'eau pour atteindre une efficacité optimale.
Quand et quelles quantités apporter ?
Pour répondre à cette question, il est nécessaire d'intégrer différents paramètres techniques tels que le type de sol, les données climatiques du secteur, l'état hydrique de la plante mais aussi l'objectif de production.
Le sol :
La texture et la profondeur du sol sont les facteurs principaux qui influent sur la qualité des arrosages. La texture influence la vitesse de circulation de l'eau dans le sol et la capacité du sol à retenir l'eau. En sol sableux et/ou superficiel, il est nécessaire de privilégier des arrosages précoces et fréquents suivant le climat à faibles doses (5 à 15 mm/arrosage).
En sol argileux, qui peut stocker l'eau, il est recommandé de faire des apports à faible débit pour laisser le temps à l'eau de s'infiltrer dans le réservoir « sol » en évitant les flaques (10 à 20 mm/arrosage).
En situations asphyxiantes (argiles «gonflantes»), il faut éviter les apports excessifs qui provoqueraient une mauvaise oxygénation de la zone racinaire.
La météo :
Il est important de relever précisément la pluviométrie et de connaître la « demande climatique » grâce à l'évapotranspiration potentielle ou ETP (qui prend en compte le vent, l'ensoleillement...).
La conduite du végétal :
Elle a aussi une influence directe sur la consommation en eau : plus la surface foliaire exposée est importante, plus les besoins en eau sont grands. Si les conditions naturelles sont restrictives (sol superficiel, ...) il est recommandé de limiter la surface foliaire pour limiter la consommation en eau (ébourgeonnage soigné, palissage limité, rognages plus sévères, ...).
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